J’aime le lieu où ta gloire habite

J’aime le lieu où ta gloire habite !

Psaume 26 : « Je me confie en l’Eternel, je ne chancelle pas. Sonde-moi Eternel, éprouve-moi. Fais passer au creuset mes reins et mon cœur. » versets 1-2 « Je vais autour de ton autel ô Eternel ! Pour éclater en actions de grâces, et raconter toutes tes merveilles. » versets 6-7 « Eternel, j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite. » verset 8

En lisant ce Psaume 26, mon attention a été retenue spécialement par le verset 8 : "J'aime… le lieu où ta gloire habite". Et une question s'est posée : à quel point aimons-nous ce lieu ? Le connaissons-nous ? Y entrons-nous ? Demeurons-nous dans ce lieu ?

Par ces quelques pensées, je voudrais encourager chacun à s'approcher du Seigneur, à découvrir ce lieu où sa gloire habite, à l'aimer, et à s'y tenir. Puisse le Seigneur nous conduire, et nous amener toujours plus près de son cœur.

Chaque chrétien est appelé au-delà d’une simple confession de foi, à faire un pas de plus. Sinon, l’église ou les réunions chrétiennes n’ont pas plus de sens qu’une rencontre de club ou amicale, comme on en trouve partout. Quand commence cette nouvelle vie, chacun a besoin de grandir, petit à petit, pour vivre de plus en plus en conformité avec la Parole de Dieu.

Un enfant ne reste pas toujours petit. Année après année, il est éduqué, enseigné, il grandit, il évolue, puis il apprend à devenir autonome, il acquiert de l’expérience, il reproduit l’exemple qu’il a appris, et commence à devenir capable de tenir lui-même un raisonnement. Dans la suite, par des choix d’orientation, d’études, de formations, chacun se spécialisera dans un domaine en particulier. Nous n’aurons certainement pas assez de toute notre vie pour avoir toute la connaissance, pour tout maîtriser, mais nous avançons pas à pas.

Je pense que notre vie chrétienne doit connaître une évolution. Un chrétien n’est pas appelé à rester un mouton toute sa vie, qui suit simplement ce qui se fait, mais sans réelle implication. Je pense que des exemples de la vie courante peuvent nous enseigner sur notre vie chrétienne, et un certain aspect de la notion de service au sein du Royaume de Dieu. Il y a des appels différents, des services différents, des dons différents, des ministères différents, mais qui tendent tous à un même objectif : la proclamation de l’Evangile, l’avancement du Royaume de Dieu, l’édification de l’Eglise, la manifestation de la gloire de Dieu… qui en un mot peut se résumer dans la mission. De même qu’il n’y a dans une société pas uniquement des peintres, des boulangers, ou des ouvriers agricoles, il n’y a pas que des pasteurs, que des prédicateurs dans l’Eglise. Car chaque place est utile et aide à atteindre le but que l’on s’est assigné. Chaque corps de métier aide au développement d’une société, et au développement personnel de chacun. Aussi, chaque service au sein de l’Eglise (locale ou universelle) est utile et nécessaire. Celui qui passe l’aspirateur est autant en mission que le prédicateur ! Il y a une place pour chacun. Nous sommes sauvés non seulement pour appartenir à une religion, mais pour servir au sein du Royaume de Dieu, en devenant de véritables disciples de Christ. Pour cela, nous avons besoin de grandir.

David apparaît comme un exemple en beaucoup de choses, et notamment sur le sujet de la louange, l’adoration. Je pense que nous devons tirer des enseignements de la vie des hommes mentionnés dans la Bible, et de ceux qui nous ont précédé. David était un homme selon le cœur de Dieu, et c’est ce que nous voulons être, n’est-ce pas ?

En lisant le Psaume 26, mon attention a été retenue particulièrement sur ce verset 8, « j’aime le lieu où ta gloire habite ». Et une question s'est posée : à quel point aimons-nous ce lieu ? Le connaissons-nous ? Y entrons-nous ? Demeurons-nous dans ce lieu ?

 Un cœur préparé

« Je me confie en l’Eternel, je ne chancelle pas. Sonde-moi ô Eternel, éprouve-moi. Fais passer au creuset mes reins et mon cœur. » versets 1-2

David se confie en Dieu. Il sait que c’est sa sécurité, et qu’il peut s’y appuyer fermement. Il dispose son cœur devant l’Eternel, en faisant don de toute sa vie, tout son être. Lorsque vous regardez un peu l’histoire de David, vous voyez combien il était proche de Dieu.

On peut noter qu’il a quand même fait des erreurs. Et cela nous arrive à chacun. Mais souvenons nous que là où des hommes ont du mal à détourner leur regard d’une erreur passée, Dieu fait grâce à celui qui revient à lui d’un cœur sincère et repentant. David sait que s’il se confie en l’Eternel il ne chancellera pas. Au devant des circonstances, il s’appuie sur son Dieu.

Quelle prière fait-il ici ! Mais il semble qu’il sait bien que cela lui sera bénéfique de faire don de sa vie à Dieu. Il sait que Dieu ne sonde, n’éprouve, ne passe au creuset, ne brise que pour affermir. Je pense que l’efficacité d’un service en Dieu, passe par la place que nous lui laissons dans nos vies. Pour que Dieu puisse agir à travers nous, et manifester sa gloire à travers nos vies, nous avons besoin d’être façonnés, changés, transformés. Mais ne fuyons pas l’action de Dieu. Dans son amour et sa patience, il ne nous impose rien, il nous invite à avancer avec lui. Répondrons nous positivement à sa croissance en nous ?

Le choix nous appartient, mais ne perdons pas notre temps à jouer à cache-cache sinon viendra peut-être un moment où nous nous retrouverons dans le ventre d’un gros poisson (comme Jonas) ! Ce n’est pas la peine de vouloir jouer au chat et à la souris, Dieu sait toujours où nous trouver !

Effort ou grâce ?

Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu. Cela ne dépend pas de nos efforts. L’apôtre Paul le souligne clairement :

« car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » Ephésiens 2.8

Mais ce salut offert gratuitement, par l’amour de Dieu pour nous, et l’obéissance de Christ, devrait éveiller en nous une attitude de respect, de reconnaissance, et logiquement une volonté de chercher à plaire à ce Dieu d’amour, à aligner notre vie sur sa volonté. Jésus dit que celui qui l’aime, garde ses commandements. Nous ne servons pas Dieu dans le but de gagner notre salut, mais le fait que nous soyons sauvé nous donne de servir ! Nous obéissons parce que nous aimons Dieu ! Alors, oui, et on ne peut y échapper, il y a forcément un prix à payer : un renoncement à soi, laissant de coté nos intérêts propres dans une logique humaine, au profit des intérêts du Royaume de Dieu. En faisant don de notre vie à Dieu, en cherchant à aligner nos comportements sur ceux que nous savons être agréables à Dieu. Cela paraît difficile, car pour beaucoup cet aspect correspond à une obligation, une contrainte.

Sainteté

Souvenez-vous, dans l’Ancien Testament, le peuple avait reçu la loi, et Dieu montra sa puissance afin que le peuple ne pêche pas. Le peuple avait peur de Dieu. Dieu est saint et il veut un peuple saint. Lorsqu’il se manifeste dans sa gloire, seul Moise montera, le peuple avait peur. Exode 20.18-21.

Dans le Nouveau Testament, un exemple est frappant de la sainteté de Dieu. Lorsqu’ Ananias et Saphira ont voulu tromper les apôtres, et par là même, tromper Dieu, ils sont tombés raide morts à cause de leur péché. Dieu donne la leçon pour inspirer la sainteté.  Mais il y a une différence, car le Saint Esprit a été répandu, et : « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs, par le Saint Esprit qui nous a été donné » Romains 5.5. 

Il y a un amour qui est répandu. Un amour pour Dieu, mais aussi un amour pour notre prochain. La communication avec Dieu a été rétablie. Et comme Dieu est amour, c’est une communication dans l’amour, une relation d’amour. Dieu le Père est Amour, le Fils est Amour et l’Esprit est Amour. Et Dieu est saint.

« Tel il est, tel nous sommes aussi dans ce monde » 1 Jean 4.17.

Dieu est amour, Dieu est saint,… Et ce passage nous dit que tel IL est, tel NOUS sommes, pas seulement quand nous serons au ciel, mais DANS ce monde. Autrement dit, quand nous sommes en Dieu, nous marchons pour devenir semblable à lui. Ce n’est pas de l’exagération, c’est la Parole de Dieu. Prenez conscience de cette parole, tel il est, tel nous sommes aussi dans ce monde.

Dieu est saint, et il veut son Eglise sainte, il se lève un peuple saint. Et vient un temps, pardonnez-moi si je dérange certaines mentalités- où la sainteté sera si forte que ceux qui ne marchent pas dans la sainteté ne supporteront pas cette atmosphère. Aspirons à cette sainteté. Aspirons à être transformés par Dieu. Si jusqu’alors des gens arrivent encore à jouer un jeu, les temps sont proches où le choix devra être clair. On ne pourra plus être dans des à peu près, mais il faudra choisir. La marche avec Dieu coûte donc quelque chose. Mais c’est un choix à faire. Ceux qui seront consacrés, seront mis à part. Ceux qui chercherons à se sanctifier, à demeurer dans la présence de Dieu pour être transformé dans le feu de Dieu, mourir à eux même pour ressembler à Dieu seront mis à part. Et cette séparation commence. On ne peut pas continuer à mélanger ce qui est saint avec ce qui ne l’est pas, ce qui est précieux avec ce qui est vil…

On parle de la manifestation de la gloire de Dieu. C’est une juste aspiration, car Dieu nous y invite. Mais avec la gloire vient la sainteté, ou plutôt la sainteté est dans la gloire. Et plus la manifestation de la gloire de Dieu augmente, plus la sainteté de Dieu est manifeste aussi. Et il se peut qu’à mesure que nous avançons, il apparaisse des choses qui semblaient des détails, et dont nous devons nous séparer, pour entrer dans un degré supérieur de gloire et de sainteté. Jusqu’à atteindre la stature parfaite de Christ. Rappelez-vous, « tel il est, tel nous sommes dans ce monde ». Cette évolution, ce cheminement ne se fait pas selon des principes de condamnation, mais dans une relation d’amour. Plus il y a d’amour, plus il y a de transformation, moins il y a de péché. La volonté de Dieu est d’avoir une relation d’amour avec son peuple.  Par sa grâce nous sommes devenus héritiers du Père, et cohéritiers avec Christ. Toutes les richesses de Dieu sont à notre portée, et tout son caractère doit pouvoir se manifester en nous.

Ce changement est une œuvre produite par la grâce de Dieu. Il nous appartient à nous de prendre la décision, ensuite Dieu nous donne les moyens. Cela nous amènera à des combats contre des désirs charnels, dictés par la pensée du monde, contraires à la volonté de Dieu. Dieu nous rend plus que vainqueurs sur ces choses, à cause de son amour : « dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » Romains 8.37

Ainsi, lorsque nous nous plaçons devant Dieu, que nous demeurons en lui, il fait en nous cette œuvre de transformation, par son Esprit. Nous ne changeons pas instantanément du tout au tout, mais le Seigneur nous place sur un chemin où nous évoluons. L’attitude de certaines personnes nous décourage parfois, car nous nous sentons condamné. Mais gardons à l’esprit que Dieu est Amour, c’est sa nature, il ne peut en être autrement, il est Amour. Dieu ne cherche pas à nous abaisser, mais fait grâce, cherchant à nous relever, nous restaurer, et nous amener de l’avant. Cependant, nous ne devons pas faire de la grâce un prétexte pour être léger, pour justifier des négligences. Notre Dieu est saint. Approchons nous de lui en nous souvenant qu’il est saint, et qu’il est amour. Que cela nous inspire la sainteté et la crainte, ainsi que l’assurance d’etre aimé.

Lorsque notre cœur est disposé à être transformé, Dieu peut faire son œuvre puissante. Nous en sortons avec une relation renforcée et vivante avec lui, une communication renouvelée avec le Roi de gloire.

Approcher de l’Eternel

« Je vais autour de ton autel, o Eternel ! Pour éclater en actions de grâces, et raconter toutes tes merveilles. » versets 6-7.

David est reconnu par beaucoup comme un exemple en matière de relation avec Dieu, en matière de louange également. Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet de la louange et de l’adoration, et beaucoup ont été intéressantes. Le peuple de Dieu a besoin de retrouver cette clé qu’est l’adoration. Il y a encore beaucoup à découvrir, et beaucoup à vivre. Et je souhaite encourager chacun à entrer dans les profondeurs de l’adoration, à s’y plonger, à « se perdre en Dieu ». Vous verrez des choses comme vous n’en avez jamais vues, vous serez transformé. Considérons ensemble deux points soulignés dans notre passage.

Les actions de grâces

L’action de grâces est l’expression de notre reconnaissance, un remerciement. On s’approche donc de Dieu pour le remercier, avec joie. Cela change d’une sorte d’habitude qui serait de nous approcher de Dieu en pleurnichant avec nos problèmes et difficultés. Oui, Dieu s’intéresse à tous les aspects, et tous les problèmes de notre vie. Mais il y a un temps pour chaque chose. C’est vrai, nous devons faire connaître nos besoins à Dieu. Mais ne laissons pas les circonstances difficiles devenir grandes au point que nous ne voyions plus Jésus. Nous avons certainement au moins une raison de remercier Dieu chaque jour, ne serait-ce que (et ce n’est pas si moindre) pour la vie. Lorsque nous venons nous approcher de Dieu, laissons donc nos soucis de coté pour remercier Dieu, et éclater en actions de grâces, l’élever, l’honorer pour ce qu’il fait, pour qui il est… Moise, alors qu’il s’approcha de la gloire de Dieu a été invité par Dieu à ôter ses sandales, car il se tenait sur un lieu saint. Ce lieu saint, c’est aussi ton cœur lorsqu’il cherche Dieu. Ote les sandales de tes soucis, de tes craintes, de tes appréhensions, pour entrer dans la présence du Seigneur. Les circonstances difficiles peuvent être un obstacle, mais la présence de Dieu encourage, fortifie, restaure. Cherchez le Seigneur, aimez sa présence.

Remarquez le verbe « éclater en action de grâces ». Un verbe dynamique, un mouvement, une action. Ce n’est pas juste un rapide merci marmonné, quelque chose de triste. Si vous receviez aujourd’hui ce dont vous rêvez, ce qui vous paraissait impossible d’atteindre mais que vous espériez… comment réagiriez vous ? Eh bien, louez Dieu comme si ce qui vous attendiez s’était produit !

Raconter ses merveilles

Nous pouvons remercier le Seigneur, et aussi raconter ses merveilles ! Lorsque vous vous réjouissez de quelque chose, vous aimez aller le raconter ! De même faites savoir que Dieu vous a fait du bien ! Et dites toutes ses merveilles ! Quelques personnes ne comprennent pas qu’on puisse passer beaucoup de temps dans la louange, l’adoration (chantée ou priée..). Mais en y regardant de plus près, si nous nous mettions à raconter toutes les merveilles de Dieu, nous saurions quoi dire, et nous aurions vraiment matière à faire des réunions qui ne finiraient plus ! On dit souvent des amoureux qu’ils ont des choses à se dire, et que même leurs silences sont chargés de sens. Connaissons nous cette intimité avec Dieu ? Nous avons sûrement des choses à dire au Seigneur.

Parler avec l’Eternel

Moise est un homme bien connu. Avez vous déjà remarqué qu’il est dit de lui que « lorsqu'il entrait pour parler avec l'Eternel, il entendait la voix qui lui parlait. Et il parlait avec l'Eternel » (Nombres 7.89). Il parlait avec l’Eternel. Alors, oui, nous parlons, nous chantons, nous élevons nos voix, nos coeurs et nos pensées vers Dieu. En effet, tout cela est bon, quand nous faisons ces choses, nous parlons à Dieu. C'est une très bonne chose, car nous savons qu'il écoute notre prière. C'est bien que nous lui parlions. Mais j'aimerais attirer votre attention sur le fait que Moïse parlait avec Dieu, il ne parlait pas seulement à Dieu. Autrement dit, il s'entretenait avec Dieu. Vous approchez vous de Dieu pour parler avec lui, non seulement pour lui parler, mais aussi pour être prêt à l'écouter, à recevoir sa pensée...? Dieu a de multiples manières de nous parler, et dans la prière, la louange, l'adoration, nous avons l'occasion de préparer nos coeurs, de tourner nos pensées vers Lui. Ne nous en tenons pas à lui parler, comme si nous parlions dans le vide, mais attendons nous à parler avec lui, à reconnaître ses façons de parler dans nos vies. Ce n’est pas un triste monologue !

Rendre témoignage de ce que Dieu fait dans nos vies à des personnes, à l’église, par tout moyen à notre disposition est aussi une façon de donner l’honneur à Dieu. C’est également un moteur pour notre foi, et la foi de ceux qui nous entendent. Alors, racontez les merveilles de Dieu !

Chercher la face de Dieu

Apprenons à honorer le Seigneur, à élever son  nom, à nous approcher de Dieu dans l’optique de l’élever, de lui faire don de nos vies, de demeurer dans sa présence, de le rencontrer, car si vous cherchez Dieu vous trouverez tout ! Or, si vous cherchez seulement une chose en particulier, vous manquez d’autres choses. Par exemple si vous venez seulement dans le but de recevoir une guérison, vous pourrez la recevoir, mais vous auriez pu recevoir tellement plus de choses en cherchant Dieu, en cherchant avant tout sa présence, là où sa gloire éclate ! De là sort votre guérison, mais de là sortent aussi tellement plus de richesses que vous ne pouvez même pas penser ! Cherchons à nous trouver là où est la gloire. Dans le désert, des gens se retrouvent là où il y a de l’eau. Soyons là où la source coule. Présentons nous là où Dieu nous appelle. Rendons nous là où il nous invite : dans sa gloire !

Ne soyons pas simplement des comédiens qui jouent leur scène d’adoration, dans le temps bien calculé, avec un  programme bien établi, genre quatre cantiques coupés d’un discret chant en langues et séparé par des paroles. Je pense que Dieu agrée la louange qui lui est dédiée avec sincérité. Mais n’enfermons pas l’œuvre de Dieu dans les cadres bien établis de nos programmes. La “routine ou fonctionnement traditionnel” qui parfois passe inaperçu apporte une certaine sécurité, un certain contrôle. Mais apprenons à laisser au Saint Esprit la pleine liberté de nous conduire, et entrons dans les profondeurs.

Puiser en profondeur

Un homme se trouvait dans un endroit désertique, et trouva un trou profond. Il y plongea le vieux seau relié à une corde qui était à coté, jusqu’à trouver de l’eau. Il remonta un premier seau, l’eau y était sale, avec des impuretés, presque brune. Il y replongea le seau, et sortit encore une fois de l’eau, cette fois elle était encore trouble, mais moins que la première fois. Il y replongea encore le seau plusieurs fois, et au bout d’un moment l’eau qu’il remontait était de plus en pure, de plus en plus claire.

Je crois que Dieu nous invite à puiser dans les profondeurs de sa Parole. Au début, des choses paraissent confuses, il est un peu barbare de lire et d’en tirer quelque chose. Puis il arrive qu’un passage nous “saute aux yeux“ et ait un écho en nous. Et en persévérant, aidés par le Saint Esprit, nous puisons toujours à nouveau des richesses de la Parole qui deviennent réalité pour nous.

Aussi, Dieu nous appelle au cœur de sa présence, au cœur de l’adoration. Car là, il nous communique des révélations, des stratégies, au cœur de sa gloire tout devient possible. Au début il peut sembler un peu difficile de chercher la présence de Dieu, après on peut recevoir des pensées mais qui restent imprécises. Mais puisons plus profondément. Abandonnons nous tout entiers dans l’adoration, jusqu’au lieu où la gloire éclate. Alors nous voyons les merveilles de Dieu, nous goûtons à sa présence, le miracle se produit, la révélation est claire, précise, et sortant de notre bouche elle produit la vie. Il est temps de chercher réellement la présence de Dieu, et de nous tenir devant sa face !

L’unité

A mesure que nous allons chercher Dieu, et demeurer dans sa gloire, nous allons découvrir quelque chose de nouveau et d’exceptionnel de ce qu’on appelle « l’unité ». Non seulement nous grandissons personnellement, mais aussi dans la relation entre frères et sœurs. Quand nous cherchons la présence de Dieu et demeurons devant lui ensemble, notre communion se renforce.

Je crois que Dieu crée des circonstances, crée des rencontres, établit des “connexions”. C’est lui qui édifie son Eglise, c’est lui qui assemble son peuple, qui lève son armée. Nous devons être prêts parfois à nous laisser surprendre, et en tous cas à recevoir les trésors que nous avons à partager les uns et les autres, ces bienfaits que le Seigneur nous fait la grâce de pouvoir nous servir les uns aux autres. Il est important d’avoir un cœur disposé pour être en bénédiction les uns aux autres, un cœur disposé à servir. On ne va pas seulement dans une réunion, ou à l’église pour se servir soi-même, ni même pour servir Dieu seulement, mais pour se servir les uns les autres, pour servir ceux qui servent la vision de Dieu, et pour prendre soin les uns des autres.

On a pu assister au fil des années à plusieurs mouvements successifs, avec la redécouverte des dons spirituels, avec un accent sur la guérison, sur la délivrance, des miracles, des signes, d’autres manifestations encore. Ces choses ont l’air intéressantes, les avis divergent parfois, et nous ne sommes pas là pour les juger. Mais je crois qu’il y a une chose plus élevée, au dessus de tout cela, qui est au cœur de Dieu et sur quoi un accent semble nécessaire d’être remis, c’est simplement l’Amour.

On a beaucoup parlé de l’Amour, on a écrit beaucoup de choses sur l’Amour, il doit y avoir beaucoup de choses belles et intéressantes sur ce sujet. Mais je crois que nous avons besoin de redécouvrir l’Amour, un Amour véritable, surnaturel, un amour qui conduit à prendre soin, un Amour qui n’est pas de l’ordre des émotions humaines. Et j’ai l’impression que Dieu déverse une onction d’Amour sur son peuple. Par différents biais j’ai été amené à parler avec des personnes en plusieurs endroits, et j’ai entendu quelques unes qui étaient tant blessées par des attitudes déséquilibrées de chrétiens…

Il semblerait quelque fois que nous autres chrétiens n’ayons sur certaines choses rien à apprendre aux païens. Mais je désire que ça change ! Et je crois que Dieu nous donne tous les moyens pour qu’il en soit autrement, pour que l’église redevienne un foyer d’Amour, pour que les chrétiens redeviennent des messagers d’Amour… Je pense qu’une œuvre particulière de Dieu a commencé en ce sens, accueillons cette œuvre. Car les temps viennent où il y aura de la séduction, de fausses doctrines avancent, mais laissez moi vous dire une chose : ce qui fera la différence sera l’Amour. Le diable est capable de copier pas mal de choses, mais l’Amour il ne peut pas le copier, l’onction d’Amour il ne sait pas la produire !

J’aimerais vraiment que chacun puisse passer à une nouvelle dimension dans l’Amour de Dieu, que tout ce qui est superficiel passe et que l’onction d’Amour puisse remplir nos cœurs, nos vies… Faire de nous des gens qui soient en bénédiction les uns aux autres. Lorsque l’Amour de Dieu est manifeste au milieu d’un groupe, d’une église, il est une puissance, et cela attire les personnes, cela transforme des vies, car ce dont les gens ont le plus besoin c’est précisément l’Amour !

Des efforts sont fournis pour créer une unité, et bien qu’il y ait d’intéressants projets et initiatives, il n’existe pas encore de réelle communion entre les chrétiens. Pourtant, quand Dieu regarde son Eglise, il voit justement l’Eglise, les Chrétiens, il ne regarde pas des Luthériens, des Baptistes, des Méthodistes, des Pentecôtistes, des Charismatiques… Dieu ne considère pas l’étiquette de l’assemblée à laquelle nous appartenons… Et il est temps que nous apprenions à nous aimer, sans regarder “l’étiquette”.

Les divers groupes chrétiens, même aux divergences marquées, semblent aspirer à un réveil. Mais le problème c’est qu’ils sont chacun dans leur coin… Le prophète Ezéchiel a été placé par Dieu devant une vallée où gisaient des ossements, séparés. Mais lorsqu’ Ezéchiel, sur ordre de l’Eternel, se mit à prophétiser, les ossements s’assemblèrent et se forma une armée très nombreuse.(Ezéchiel 37). Pour que se forme l’armée puissante que Dieu lève, il faut que les “os” soient rassemblés, que la poussière de la tradition soit secouée, que la vie revienne, que soient recréés les liens de l’amour répandu par le Saint Esprit. Nous voulons que la vie rejaillisse !

En cherchant la présence de Dieu et demeurant dans sa gloire, nous verrons réalisées les paroles de Jésus en Jean 17 :  « je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un ».  

N’attendez plus !

Laissez vous transformer, approchez vous du Seigneur, entrez dans sa présence, demeurez devant sa face, vivez dans sa gloire et disons d’une même voix :

Eternel, j’aime le séjour de ta maison, le lieu où ta gloire habite !

Fabien WEIGEL